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Le logement au cœur de nouvelles réalités sociétales ?

Véritable creuset de diversité démographique, sociale, économique et culturelle, les villes – et leurs centres – ont connu d’importantes mutations au cours des dernières décennies. Avec la montée en puissance du triptyque mondialisation – métropolisation – périurbanisation, les inégalités se creusent, les spécialisations territoriales s’accélèrent : explosion des prix, éviction des classes moyennes et des jeunes familles des cœurs de métropole, vieillissement de la population, « Airbnbisation » des centres historiques…

Aix-en-Provence, comme toutes les villes-centres à fort pouvoir de séduction et d’attraction, n’échappe pas à ces tendances. Dans ce contexte, l’avenir du territoire et de ses modes d’habiter pose question :

  • Demain, le modèle périurbain sera-t-il encore dominant ou aura-t-on réussi une transition écologique et sociale qui réaffirme les centralités ?
  • Dans cette seconde perspective, comment réintroduire de la qualité urbaine pour « concurrencer » le couple « pavillon – voiture individuelle » ?
  • Quels équilibres pourrait-on retrouver entre « ville-musée » – « silver-city » – ville « active » dans le centre notamment ?
  • Comment imaginer un nouveau mode de développement plus inclusif qui fasse « société » et répondent davantage aux aspirations des citoyens en général et des classes moyennes en particulier ?
  • Comment réintroduire de la diversité sociale et démographique dans les cœurs de ville ?

Face à ces grandes questions sociétales, le logement (et plus généralement l’habitat) jouent un rôle crucial en matière d’inclusion sociale et territoriale. Préoccupation majeure des français, il tend de plus en à devenir un facteur de « production » majeur que les entreprises et leurs salariés prennent en compte dans leurs stratégies d’implantation. Dit autrement, les entreprises auraient une propension grandissante à s’installer dans des bassins où l’offre serait plus accessible et de qualité.

Au-delà du « simple » produit logement, c’est toute la chaine de l’aménagement urbain (aménités, espace public, offre de services de proximité, fluidité des déplacements…) qui est à repenser pour favoriser une meilleur intégration urbaine des nouveaux programmes immobiliers.

Enfin, dans une société de plus en plus digitale et numérique, les modes d’habiter (les besoins en logements) évoluent sensiblement. Flexibilité accrue du marché du travail, progression des courts-séjours et de la mobilité résidentielle, recherche de sens et de « communs »… Ces grandes évolutions socio-démographiques et sociétales se traduisent déjà par de nouvelles façons d’habiter : Colocation, Coliving et logement temporaire, habitat participatif avec espaces communs, habitat évolutif et modulable, mixité intergénérationnelle, habitat jeunes actifs avec espaces de travail mutualisés et services… Comment prendre en compte ces tendances émergentes dans la construction neuve, la planification urbaine et les politiques de l’habitat ?

La recherche permanente d’innovation dans la réalisation des logements et leur insertion urbaine mais aussi la nécessaire prise en compte des attentes des citoyens apparaissent comme des défis majeurs à relever. Imaginer l’habitat « participatif » de demain consiste donc à mieux prendre en compte les aspirations sociétales et renouer avec un urbanisme plus « intergénérationnel » et plus « inclusif ». L’enjeu est donc de récréer de la diversité, qu’elle soit démographique ou sociale, pour à la fois favoriser les liens mais aussi faire « sens » dans société en perte de repères.

ET DEMAIN ?

  •  Comment promouvoir à AIX un habitat intergénérationnel plus inclusif et adapté aux aspirations ?
  •  Comment favoriser le retour des familles et des classes-moyennes au cœur de la cité ?
  •  Face au « papy-boom » qui se profile, comment anticiper les besoins induits ?
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