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De l’habitat durable à un urbanisme résilient ?

Outre les problématiques sociétales évoquées précédemment, il est évidemment un enjeu majeur auxquels les villes seront confrontées à l’avenir ; le dérèglement climatique. Et les projections sont toutes pour le moins pessimistes : vagues de chaleur extrême plus fréquentes et plus longues (il pourrait faire jusqu’à 45° l’été à AIX !), multiplicité des épisodes d’inondation, progression de la pollution atmosphérique, recul de la biodiversité, impacts considérables sur l’agriculture (et le rosé de Provence ?), sur la gestion de l’eau…

Au-delà de la question vitale de la réduction des émissions de gaz à effets de serre, la problématique de l’adaptation des villes et des territoires au changement climatique (la résilience urbaine) doit s’imposer dans le débat public. Si la quasi-totalité de la communauté scientifique s’accorde sur l’acuité de cet enjeu, le « mode d’emploi » opérationnel reste à inventer. Celui-ci devra répondre à plusieurs questions :

  •  Comment limiter les phénomènes d’ilots de chaleur et de pollution atmosphérique (liés notamment à la congestion routière), et rendre la ville plus accueillante ?
  •  Comment mieux valoriser la place et rôle de la « nature en ville » dans ses dimensions sociales, écologiques et paysagères ?
  •  Comment imaginer un renouvellement « concerté » du tissu pavillonnaire qui valorise notamment la qualité écologique des jardins ?
  •  Comment adapter les logements existants à cette nouvelle donne environnementale et promouvoir un renouvellement urbain plus résilient ?

Bien évidemment, le logement dans toute sa diversité (logement ancien de centre-ville, copropriétés des années 70-80, logement social, nouveaux quartiers comme la Duranne ou la Constance, programmes immobiliers issus du renouvellement urbain…) est un maillon essentiel de la problématique.

ET DEMAIN ?

  • Comment promouvoir de nouvelles façons de « construire » / « reconstruire » la ville (prise en compte de nouveaux matériaux comme le bois, extension / sur-élévation des bâtiments existants…) ?
  • De façon plus générale et au-delà de ces aspects purement techniques, comment privilégier un urbanisme plus résilient favorisant des usages et des pratiques plus apaisées (modes doux, mise en valeur de l’espace public…) ?
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